Parfois l’entourage d’une personne addict peut se sentir démuni.
Le plus important c’est de ne pas se situer dans un rôle de sauveur ni de victime ni de bourreau.
Et c’est peut-être le plus difficile car si on côtoie une personne addict ce n’est peut-être pas le fruit du hasard.
Ça vient toucher notre histoire, notre personnalité. Si c’est le cas ,et c’est souvent le cas, prendre du recul et travailler sur soi est nécessaire. Comment ? En allant consulter un professionnel. Lequel ? A vous de voir qui peut convenir le mieux, ce n’est pas obligé que ce soit quelqu’un de spécialisé dans l’addictologie.
Est-ce que l’entourage peut être une ressource pour la personne addict ? Oui mais seulement si l’entourage a fait le travail de recul car sinon les reproches, la colère, la tristesse ou autre seront trop présents pour pouvoir être un réel soutien pour l’autre.
L’entourage est bénéfique pour accompagner et non pour faire à la place de. La personne addict pourrait faire un sevrage pour faire plaisir à l’autre et non pour elle, et là ça ne tiendra pas dans le temps.
Et même quand le travail sur soi et le recul nécessaire sont faits, ce n’est pas évident de voir l’autre sombrer s’il n’a pas ce déclic de prendre soin de lui. Donner beaucoup d’amour est déjà énorme, dire à l’autre qu’on est là quoi qu’il se passe et parfois partir ou s’éloigner est une preuve d’amour pour soi et pour l’autre. A part être avec une personne perverse, la personne addict comprendra cet amour, même s’il est dur.
C’est celui qui est en difficulté qui devrait consulter et souvent c’est l’entourage avant la personne addict. Les ressentiments ne devraient pas apparaître et pour cela c’est d’aller en discuter avec un professionnel pour être écouter.
Alors n’hésitez pas, demandez de l’aide !